Comme trés souvent à l'époque, le bâti de cette commode est
réalisé en résineux (ici, du pin).

Ce support, d'apparence plus fragile que le chêne, soutient pourtant
la comparaison, car il a été quelquefois observé que le tanin du chêne
peut avoir une action dégradante sur la colle de plaquage.

Diverses réparations sont ici en cours de séchage.
Si il est une pièce d'usure sur un meuble, c'est le coulissage des tiroirs.

Celui-çi doit régulièrement être remplacé, surtout si les tiroirs sont
exagérément chargés.

Sur cette commode, les tasseaux et coulisseaux du bâti ont été
changés, et des greffes ont été nécessaires pour rattraper une usure trop
importante du bas des cotés des tiroirs.
La marqueterie d'extrémité de façade des tiroirs, ici en placage scié,
avait souffert du guidage défectueux des tiroirs, et s'était décollée.

Aprés nettoyage de la colle ancienne, elle va être remise en place,
puis fixée avec de la colle à chaud traditionnelle.
Greffe de placage sur un pied arrière.

Pour l'anecdote, cet élément de placage Noyer scié provient d'une
poutre de cheminée qui a été mise en oeuvre au XVIIe siècle, soit à la
même époque que la réalisation de cette commode !!!

L'emploi de placage scié est ici impératif, si l'on veut respecter les
usages de l'époque, car les techniques de tranchage et déroulage utilisées
de nos jours restaient à découvrir !!!
La commode en place chez son propriétaire.